Bois-Joli adopte le français comme langue de fonctionnement

Le village communiquera en français, sauf pour les avis publics urgents qui seront bilingues. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard
- Marie-Emma Parenteau
Le Village de Bois-Joli choisit le français comme langue de fonctionnement. Ainsi, la ville communiquera avec les citoyens en français, sauf pour les avis publics urgents et ceux jugés pertinents, qui seront bilingues.
Lors d’une réunion mardi, le conseil municipal a adopté une politique qui reconnaît la langue française comme la langue de fonctionnement de la municipalité.
Selon le maire Mario Pelletier, 86 % des résidents de cette communauté du Restigouche sont francophones. L’adoption de cette politique était importante, dit-il, même si la municipalité fonctionne déjà en français.

Le maire de Bois-Joli, Mario Pelletier.
Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin
Le mode de fonctionnement va rester en français, mais par contre, les avis urgents vont être bilingues, parce que c'est important de servir nos citoyens et citoyennes dans les deux langues.
L’idée était donc de valoriser l’identité francophone de la communauté.
Pour nous c’est clair, on veut protéger notre langue, on est fier de notre langue, le français va continuer chez nous à Bois-Joli
, explique-t-il à l’émission La matinale d’ICI Acadie.
Le maire ajoute que certains citoyens étaient inquiets que la région s’anglicise après les fusions municipales et l’arrivée de nouveaux résidents. Bois-Joli a été formée de la fusion des municipalités de Balmoral, Eel River Crossing et de DSL environnants.
On sait qu’on frise le 14 % au niveau de la deuxième langue, qui est [l'anglais]. [Les anglophones] de plus en plus, achètent des maisons chez nous, s'installent chez nous et c'est des gens de l’extérieur de la province.
Si on ne protège pas notre langue, de plus en plus, on va être assimilés.
Rappelons qu'une politique similaire a été adoptée à Belle-Baie en 2023, mais non sans controverse. La municipalité de Beaurivage a dû reculer en janvier dernier devant la grogne de résidents face à ce projet.
La politique ne vise pas l’affichage commercial
Cette politique adoptée ne vise toutefois pas l’affichage commercial dans la municipalité. Le maire explique que le conseil municipal actuel n’a pas eu assez de temps depuis la dernière élection pour bien préparer ce dossier, mais qu’il est très important
.
Le maire croit que le français devrait être prédominant sur une affiche commerciale, mais que la décision reviendra au prochain conseil municipal, qui sera élu en mai.
On va préparer le terrain pour le prochain conseil
, soutient le maire, en ajoutant qu’une recommandation lui sera faite.
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La question de l’affichage commercial a fait couler beaucoup d’encre dans la province. Certaines municipalités ont adopté une politique en ce sens sans trop d’opposition, comme Memramcook et Saint-Quentin. Mais elle a créé un tollé et une controverse à Beausoleil, l'an dernier.
Le maire Pelletier croit que dans le cas de Bois-Joli, la clé sera dans la discussion avec les citoyens.
On va dialoguer avec notre population et je pense que c'est la population qui décide. Quand on informe la population avec notre vision qu’on veut changer quelque chose à Bois-Joli, les gens adhèrent à notre proposition. C’est important de communiquer.
Mario Pelletier dit être en réflexion sur son avenir politique. Il prendra une décision à savoir s’il se représente au poste de maire après la période des Fêtes.
Les élections municipales au Nouveau-Brunswick se dérouleront le 11 mai 2026.
- Marie-Emma Parenteau


